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Historique du moulin

Comme d'autres moulins dans la vallée de la Tardoire, celui de Rochebertier a connu plusieurs activités. En 1675, il servait à fouler le drap puis à presser les noix et le blé jusqu’au milieu du XVIIIème siècle.

 

Le moulin sur le cadastre napoléonien


Deux siècles plus tard, il est décrit comme moulin à farine comportant deux roues et un moulin à huile entraîné par une troisième. En 1897, la société des carrières de Charente propose, en qualité de locataire éventuel du moulin alors inexploité, d'y édifier une scierie mécanique de pierres dures en remplacement de celle qui avait été construite auparavant à titre d'essai. Cette même année, le moulin découpe ses premiers blocs qui sont acheminés par des wagons.

Un siècle plus tard, la Communauté de Commune "Val de Tardoire" rachète le site, maintes fois remanié, puis abandonné et y installe un cadre de sciage des années 20 actionné par une turbine rouet. Cette restauration de l'ancienne scierie, conçue pour l'accueil du public, rétablit une phase importante de l'histoire du travail de la pierre qui a façonné l'identité des deux vallées.

Au début du XXème siècle, la scierie tournait 24h/24, du lundi au samedi. Il fallait une semaine pour scier un bloc à la vitesse de 1 à 4 cm/h maximum. Jusqu’en 1936, deux ouvriers suffisent à faire tourner le moulin. Pendant la guerre, le moulin fonctionne au ralenti. Par la suite, l’activité s’accroît avec la reconstruction d’après-guerre. La demande importante impose au moulin une modernisation avec le remplacement de la turbine par des moteurs électriques et le cadre de sciage s’équipe en 1953 d’un deuxième cadre qui accélèrent la cadence. Dès lors, 16 ouvriers travaillent au moulin et 20 en carrière.

En 1981 le moulin est définitivement fermé et une partie du matériel est envoyée à la destruction.

En 1995, le moulin devient la propriété de la Communauté de Communes "Val de Tardoire" qui entreprend de lourds travaux de restauration en septembre 1997. Le moulin est agrandi et se dote notamment d’une passerelle.

Il est aujourd’hui la propriété de la Communauté de Communes "La Rochefoucauld Porte du Périgord" et l’association "Pierre et Savoir Faire" le fait vivre.

Actuellement, en France, il s'agit du dernier moulin hydraulique scieur de pierre encore en activité après réhabilitation.

Le moulin hier

Crédit photo: Le moulin de la pierre au début du XXème siècle, carte postale, collection privée


Les Tailleurs de Pierre

Le moulin aujourd'hui

environement du moulin

Rochebertier

Bertier a laissé son nom au rocher sur lequel des vestiges d’une construction ancienne ont été découverts. Une tour de guet y est mentionnée dans un écrit de 1276 par Robert V de Montbron. Les Renouard, seigneurs du lieu dans la première moitié du XVIème siècle, bâtissent leur logis sur la rive droite de la Tardoire. Orienté est-ouest au fond d’une cour fermée, il ouvre sur le chemin par un portail charentais classique. Le pont ne sera pas construit avant la deuxième moitié du XIXème siècle.Le corps de logis est flanqué de trois tours massives et d’une tour carrée de dimensions plus modestes. Bâtiments d’exploitation, écurie, demeure du métayer se trouvaient à l’intérieur de la cour. Le logis, le moulin, la garenne et les terres de Rochebertier sont vendus vers la fin du XIXème siècle.

Le logis de Rochebertier actuellement

Crédit photo: CdC Seuil Charente Périgord

La grotte du placard

Signalée par J. Fermond dès 1874, c’est un des sites les plus célèbres de France

 

C’est à partir des vestiges récoltés au Placard que l’abbé Breuil a établi en 1912 les subdivisions du Paléolithique supérieur qui sont encore utilisées actuellement. Les fouilles anciennes ont été particulièrement dévastatrices. Les premières recherches scientifiques sont celles effectuées par l’abbé Roche dans les années 1960. Des fouilles y ont été de nouveau effectuées par J. Clottes et L. Duport dans des niveaux magdaléniens après la découverte de gravures pariétales.

 

Ces niveaux magdaléniens sont riches en vestiges lithiques et osseux, dont de nombreux harpons, sagaies et des œuvres d’art mobilier (pendeloques, plaquettes gravées, os sciés, dents, coquillages)

 

La grotte se situe à moins de 200 mètres du moulin et se visite en juillet et août.

L'intérieur de la grotte en panoramique

Crédit photo: Photo tirée du panoramique du site panoglobe

Une gravure pariétale

Crédit photo: CdC Seuil Charente Périgord

La Rocamat

En 1971 la Société Industrielle et Commerciale des Marbres, Pierres et Granits et Carrière et Scierie de France fusionnent pour devenir Rocamat.

 

En 1980, Rocamat s'installe dans des hangars modernes où sont placés deux châssis de sciage neufs.

Crédit photo: CdC Seuil Charente Périgord


La carrière à Vilhonneur

Cet article est repris du site de la communauté de communes "Seuil Charente Périgord"